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Garantie perte d'exploitation VTC

Maintenir vos revenus pendant l'immobilisation

Le risque le plus sous-estimé

Un chauffeur VTC dont le véhicule est immobilisé perd immédiatement l'intégralité de son chiffre d'affaires. Ses charges, elles, continuent : mensualité du véhicule, cotisations sociales, abonnements aux plateformes, éventuel loyer professionnel.

La durée moyenne d'immobilisation après un sinistre matériel se compte en semaines, entre l'expertise, la commande des pièces et la réparation. Sur un sinistre plus lourd, elle peut atteindre plusieurs mois.

Le calcul est vite fait. Un chauffeur réalisant trois mille euros de chiffre d'affaires mensuel perd cent euros par jour d'immobilisation. Trois semaines représentent deux mille cent euros, soit plusieurs années de cotisation pour cette garantie.

Cette disproportion explique que la perte d'exploitation soit la garantie la plus rentable d'un contrat VTC, et paradoxalement l'une des moins souscrites. Elle est souvent perçue comme accessoire au moment de la souscription, alors qu'elle protège précisément ce qui fait vivre l'activité.

Le véhicule de remplacement constitue une alternative partielle, à condition qu'il soit conforme aux critères VTC. Les deux garanties se complètent plutôt qu'elles ne se substituent.

Comment fonctionne l'indemnisation

L'indemnité prend généralement la forme d'un montant journalier forfaitaire, versé pendant la durée d'immobilisation.

Ce montant se négocie à la souscription. Il doit correspondre à votre marge réelle, c'est-à-dire au chiffre d'affaires diminué des charges variables que vous n'engagez pas pendant l'arrêt : carburant, entretien, commission des plateformes.

Un délai de franchise s'applique presque toujours, généralement de un à trois jours. Il évite les déclarations pour des immobilisations très courtes.

La durée maximale d'indemnisation varie de trente à quatre-vingt-dix jours selon les contrats. Vérifiez ce point : une réparation lourde peut dépasser trente jours, notamment en cas de difficulté d'approvisionnement en pièces.

Les justificatifs demandés comprennent généralement vos derniers bilans ou relevés de chiffre d'affaires, et l'attestation d'immobilisation du réparateur. Préparez ces éléments à l'avance : leur recherche retarde le versement.

Un point important : l'indemnité n'est due que si le sinistre est lui-même garanti. Une immobilisation consécutive à une panne mécanique non couverte n'ouvre pas droit à indemnisation, sauf extension spécifique.

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Bien calibrer sa garantie

Le montant journalier constitue le premier paramètre. Le sous-évaluer réduit la cotisation mais laisse un manque à gagner pendant l'immobilisation. Le surévaluer ne sert à rien : l'indemnisation ne peut excéder votre perte réelle, que l'assureur vérifiera.

Calculez sur la base de votre marge quotidienne moyenne, en excluant les charges que vous n'engagez pas pendant l'arrêt. Vos relevés de chiffre d'affaires des douze derniers mois fournissent une base fiable.

La durée d'indemnisation mérite d'être choisie en fonction du type de véhicule. Un modèle courant se répare rapidement, un véhicule haut de gamme ou récent peut subir des délais d'approvisionnement plus longs.

Le délai de franchise offre un levier d'économie. Passer d'un à trois jours réduit sensiblement la cotisation, pour un impact limité si vous disposez d'une trésorerie de sécurité.

Vérifiez enfin l'articulation avec le véhicule de remplacement. Certains contrats suspendent l'indemnité pendant la mise à disposition d'un véhicule, ce qui est logique. D'autres la maintiennent partiellement si le véhicule fourni ne permet pas d'exercer normalement.

Nous examinons ces paramètres avec vous, cette garantie étant celle dont le calibrage produit le plus d'écart entre les contrats.

Questions fréquentes

Quel montant journalier choisir ?

Votre marge quotidienne réelle, chiffre d'affaires moins les charges variables non engagées pendant l'arrêt. Surévaluer ne sert à rien.

Y a-t-il un délai de franchise ?

Généralement de un à trois jours. L'allonger réduit la cotisation si vous disposez d'une trésorerie de sécurité.

Combien de temps suis-je indemnisé ?

De trente à quatre-vingt-dix jours selon les contrats. Une réparation lourde peut dépasser trente jours : vérifiez cette durée.

Une panne mécanique ouvre-t-elle droit à indemnité ?

Seulement si elle est elle-même garantie. L'immobilisation consécutive à un sinistre non couvert n'est pas indemnisée.

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