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Ce que couvre la responsabilité civile professionnelle

Cette garantie intervient lorsque votre activité cause un dommage à un tiers : un client, un fournisseur, un visiteur ou un passant. Elle constitue le socle de la protection de toute entreprise, quelle que soit sa taille.

Trois natures de dommages sont couvertes. Les dommages corporels d'abord : un client qui chute dans vos locaux, un visiteur blessé sur un chantier. Les dommages matériels ensuite : un équipement endommagé lors d'une intervention, un bien détérioré pendant une prestation. Les dommages immatériels enfin, souvent les plus coûteux : une erreur de conseil entraînant une perte financière, un retard causant un préjudice d'exploitation.

La distinction entre responsabilité civile exploitation et responsabilité civile professionnelle mérite d'être comprise. La première couvre les dommages liés au fonctionnement quotidien de l'entreprise, la seconde ceux résultant de vos prestations elles-mêmes. Un bon contrat combine les deux.

Certaines professions réglementées ont l'obligation légale de souscrire cette garantie : professions du droit, du chiffre, de la santé, de l'immobilier, du conseil financier, entre autres. Pour les autres activités, elle reste facultative mais fortement recommandée.

Les montants en jeu justifient cette recommandation. Une erreur professionnelle entraînant un préjudice financier important peut représenter plusieurs centaines de milliers d'euros, montant qu'une petite structure ne peut absorber.

Ce qui détermine votre cotisation

Le premier critère est votre activité. Chaque secteur présente une sinistralité propre : un consultant en informatique n'expose pas au même risque qu'un installateur électrique ou qu'un professionnel de santé. La nomenclature d'activité conditionne fortement le tarif.

Le chiffre d'affaires constitue le deuxième critère. Il sert de base au calcul de la prime, la logique étant qu'un volume d'activité plus important génère une exposition proportionnellement supérieure. Une régularisation annuelle intervient si votre chiffre d'affaires réel s'écarte de la déclaration initiale.

L'effectif intervient également, particulièrement pour les activités impliquant des interventions chez les clients. Le nombre de salariés et leur qualification entrent dans l'appréciation du risque.

Les montants de garantie que vous choisissez influencent directement la prime. Un plafond d'un million d'euros ne se tarifie pas comme un plafond de cinq millions. Le bon niveau dépend de l'ampleur des préjudices que votre activité peut causer.

Votre historique de sinistralité pèse enfin. Une entreprise n'ayant déclaré aucun sinistre depuis cinq ans obtient des conditions sensiblement meilleures qu'une structure ayant connu plusieurs mises en cause.

Les points à examiner avant de souscrire

Plusieurs clauses déterminent la portée réelle de votre couverture, et il vaut mieux les examiner à froid qu'au moment d'un sinistre.

La définition des activités garanties arrive en premier. Votre contrat ne couvre que ce qu'il mentionne explicitement. Une activité exercée occasionnellement mais non déclarée n'est pas couverte, et sa découverte lors d'un sinistre entraîne un refus de garantie. Listez exhaustivement ce que vous réalisez, y compris les prestations marginales.

Les montants de garantie doivent être rapportés aux préjudices possibles. Un plafond de cent mille euros paraît confortable jusqu'à ce qu'une erreur de conseil cause un préjudice de trois cent mille. Examinez également les sous-limites, souvent appliquées aux dommages immatériels.

La franchise mérite attention, particulièrement sur les dommages immatériels où elle est fréquemment plus élevée. Une franchise de cinq mille euros absorbe la plupart des petits sinistres et vous laisse assumer seul les mises en cause modestes.

Les exclusions techniques varient d'un contrat à l'autre : sous-traitance, interventions à l'étranger, dommages aux biens confiés, responsabilité liée aux données. Ces points doivent correspondre à votre pratique réelle.

La garantie subséquente enfin, qui couvre les réclamations formulées après la fin du contrat, protège contre les mises en cause tardives. Sa durée varie de cinq à dix ans selon les contrats.

Questions fréquentes

La RC pro est-elle obligatoire ?

Pour les professions réglementées, oui. Pour les autres activités, elle reste facultative mais fortement recommandée au regard des montants en jeu.

Couvre-t-elle mes sous-traitants ?

Cela dépend du contrat. Vous restez responsable des travaux confiés : exigez leur propre attestation et vérifiez que votre contrat prévoit cette situation.

Que se passe-t-il si je cesse mon activité ?

La garantie subséquente couvre les réclamations formulées après la fin du contrat, généralement pendant cinq à dix ans selon les contrats.

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