Après un sinistre auto : les bons réflexes
Déclaration, constat, expertise et impact sur votre coefficient : ce qu'il faut faire et ce qu'il vaut mieux éviter.
Un accident, même léger, déclenche une série de démarches dont la qualité influence à la fois votre indemnisation et votre tarif futur.
Les délais à respecter
La déclaration doit intervenir sous cinq jours ouvrés, deux jours seulement en cas de vol. Ce délai court à compter du jour où vous avez connaissance du sinistre.
Un retard peut être opposé par l'assureur s'il lui cause un préjudice, par exemple en compromettant une expertise. Déclarez donc rapidement, quitte à compléter votre dossier ensuite.
Le constat amiable
C'est la pièce déterminante, et celle qui engage le plus. Le croquis et les cases cochées fixent les responsabilités : une case cochée par erreur est très difficile à contester ensuite.
Prenez le temps de remplir soigneusement, photographiez les véhicules et les lieux, notez les coordonnées d'éventuels témoins. Ne signez jamais un constat dont vous contestez le contenu : mentionnez votre désaccord dans les observations.
Un point important : une responsabilité partagée n'entraîne qu'une majoration réduite de moitié, soit 12,5 % au lieu de 25 %. La qualification retenue sur le constat a donc un effet direct sur votre coefficient.
Faut-il toujours déclarer ?
Pas nécessairement. Un dommage inférieur à votre franchise, sans tiers impliqué ni blessure, n'apportera aucune indemnisation mais majorera votre coefficient de 25 %, avec un effet sur plusieurs années de primes.
En revanche, tout sinistre impliquant un tiers doit être déclaré, même si vous envisagez un arrangement amiable : le tiers peut se raviser et déclarer de son côté.
L'impact sur votre coefficient
Un sinistre responsable majore le coefficient de 25 %, un sinistre partiellement responsable de 12,5 %. Le vol, l'incendie, le bris de glace et les catastrophes naturelles sont neutres, de même qu'un accident non responsable avec tiers identifié.
Chaque année sans sinistre responsable réduit le coefficient de 5 %. La règle de descente rapide permet en outre un retour direct à 1,00 après deux années consécutives sans sinistre.
Si votre assureur vous résilie
Un assureur peut résilier après sinistre, ou à l'échéance sans motif avec un préavis de deux mois. Cette situation n'est pas définitive.
Notre page assurance auto après sinistre détaille les démarches, et notre page assurance auto résilié présente les solutions du marché spécialisé.
Pensez à réclamer votre relevé d'information : votre assureur doit vous le remettre sous quinze jours et il conditionne toute nouvelle souscription.
Questions fréquentes
Quel délai pour déclarer ?
Cinq jours ouvrés, deux jours en cas de vol, à compter du moment où vous avez connaissance du sinistre.
Dois-je déclarer un petit dommage ?
Pas si le montant est inférieur à votre franchise et qu'aucun tiers n'est impliqué : la déclaration majorerait inutilement votre coefficient.
Quel impact sur mon bonus ?
Majoration de 25 % si vous êtes responsable, 12,5 % en responsabilité partagée. Vol, incendie et bris de glace sont neutres.